Thérapie de couple à Neuve-Chapelle (62840)
Peu de démarches suscitent autant d'idées fausses que la thérapie de couple. Elles expliquent pourquoi tant de couples attendent trop longtemps, ou n'y vont jamais.
Je suis Bertrand Duvergé, thérapeute spécialisé en accompagnement de couple depuis plus de 12 ans. Je reçois à La Bassée, à une dizaine de minutes de Neuve-Chapelle.
« C'est le dernier recours avant la rupture »
C'est l'idée qui fait le plus de dégâts. Les couples qui consultent au bord de la séparation viennent souvent trop tard : les positions se sont durcies, chacun a fait son procès de l'autre, et le travail devient long.
Ceux qui viennent quand les tensions sont encore identifiables mais pas installées obtiennent des résultats plus vite, en moins de séances. Le paradoxe, c'est que ce sont eux qui hésitent le plus, avec le sentiment de « ne pas en être là ».
« Le thérapeute va dire qui a tort »
Non, et c'est même exactement ce qu'il ne faut pas faire.
Chacun de vous a de bonnes raisons d'agir comme il le fait. Le problème n'est pas dans l'un ou dans l'autre, il est dans le mécanisme que vous alimentez à deux sans le vouloir. Mon travail consiste à rendre ce mécanisme visible, pas à désigner un responsable — ce qui reviendrait à condamner la démarche dès la première séance.
« Il faut que les deux soient motivés »
C'est préférable, mais ce n'est pas une condition d'entrée.
Il arrive fréquemment qu'un seul soit demandeur et que l'autre accompagne, sans conviction au début. En étant témoin et acteur des échanges, la personne la moins motivée constate souvent par elle-même ce que la démarche apporte.
Et si votre conjoint refuse catégoriquement : commencez seul. Cela clarifie votre position et fait souvent évoluer la dynamique. Sur ce point : mon conjoint refuse la thérapie de couple, que faire.
« On va devoir tout déballer devant un inconnu »
Vous choisissez ce que vous abordez et à quel moment. Rien ne vous oblige à tout dire dès la première séance, ni jamais.
Le cadre est justement fait pour que ce qui n'a pas pu être dit à la maison — parce que ça finissait mal — puisse l'être ici, à votre rythme et sans que ça dégénère.
Pour aller plus loin : comment se passe une thérapie de couple.
« Si on va en thérapie, c'est qu'on va se séparer »
Certains couples s'y engagent et repartent sur des bases plus solides. D'autres clarifient qu'ils souhaitent se séparer — mais alors en connaissance de cause, plutôt que par usure, ce qui change beaucoup de choses pour la suite, en particulier quand il y a des enfants.
Et une chose que je préfère dire d'emblée : une thérapie de couple ne retiendra pas quelqu'un qui a déjà pris sa décision.
Questions fréquentes
Nous sommes déjà séparés, est-ce encore utile ?
Oui, en particulier s'il y a des enfants. L'accompagnement sert alors à construire une relation coparentale vivable, ce qui est une demande à part entière et non un lot de consolation.
Recevez-vous tous les couples ?
Oui : jeunes ou de longue date, mariés ou non, hétérosexuels ou homosexuels, avec ou sans enfants.
Et si je n'ose pas dire certaines choses devant mon conjoint ?
C'est fréquent au début. Le cadre est justement fait pour que ce qui n'a pas pu être dit à la maison puisse l'être ici. Rien ne vous oblige à tout aborder dès la première séance : vous choisissez le rythme.
Combien de temps s'écoule entre deux séances ?
Environ trois semaines. Cet intervalle n'est pas arbitraire : il laisse le temps d'observer dans le quotidien ce qui a été mis au jour en séance.
Prenez-vous parti pour l'un ou pour l'autre ?
Non. Ce serait le meilleur moyen de rendre le travail impossible. Mon rôle est de rendre visible ce qui se répète, pas de désigner un responsable.
Informations pratiques
3 rue de Verdun, 59480 La Bassée — à une dizaine de minutes de Neuve-Chapelle.
Du lundi au vendredi 8h-12h et 14h-18h, le samedi 8h-12h.
Tarifs
65 €
Séance de thérapie de couple
Paiement en espèce ou en chèque
Contact
Du Lundi au Vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h
Le Samedi de 8h à 12h
