Hypnose à proximité de Neuve-Chapelle (62840)
Aucune pratique thérapeutique ne traîne autant de fausses idées que l'hypnose — la faute au spectacle, principalement. Voici ce qui est faux, et ce qui l'est moins.
Je pratique l'hypnose ericksonienne depuis plus de 12 ans, avec une formation d'infirmier et une longue expérience clinique en santé mentale. Je reçois à La Bassée, à une dizaine de minutes de Neuve-Chapelle.
« On perd le contrôle »
Non. Vous restez éveillé, vous entendez tout, vous pouvez parler, répondre, et interrompre la séance quand vous le décidez.
L'hypnose ericksonienne n'utilise pas d'ordres autoritaires : le praticien accompagne, il ne dirige pas. Rien à voir avec ce que vous avez pu voir sur scène, où le contexte, le public et la sélection des participants font l'essentiel du travail.
« On dort, et on ne se souvient de rien »
Non plus. L'état hypnotique n'est pas du sommeil : c'est un état naturel que chacun a déjà vécu sans le nommer — être absorbé par un livre, conduire sur une route familière sans y penser, ne plus entendre ce qui se passe autour pendant un film.
Vous vous souvenez de la séance, et vous repartez en pleine possession de vos moyens.
« C'est magique, une séance et c'est réglé »
Là, c'est le discours inverse qui pose problème — et il vient souvent des praticiens eux-mêmes.
L'hypnose donne de bons résultats sur des objectifs précis, dans des délais courts : deux séances suffisent le plus souvent pour un sevrage tabagique, deux à quatre pour un trouble du sommeil. Mais un traumatisme ancien demande un accompagnement plus long, sans nombre de séances annonçable à l'avance.
Je ne promets pas de résultat garanti, et je me méfie de ceux qui le font.
« Ça marche sur tout »
Non. L'hypnose est efficace sur des objectifs circonscrits : arrêt du tabac, douleur, sommeil, phobies, traumatismes, stress.
Elle est nettement moins indiquée sur des difficultés relationnelles, une problématique de couple ou un travail de fond sur l'estime de soi — pour lesquels une thérapie classique convient mieux. Le premier rendez-vous sert justement à vérifier que votre demande s'y prête, et je vous le dirai franchement si ce n'est pas le cas.
Il existe par ailleurs de vraies contre-indications, notamment en cas de troubles psychiatriques sévères.
« L'arrêt du tabac par hypnose, c'est du hasard »
Ce n'est ni magique ni aléatoire : cela repose sur un mécanisme identifiable.
Ce qui rend l'arrêt difficile, ce n'est pas seulement la nicotine, c'est l'automatisme — la cigarette du café, celle de la pause, celle qui accompagne une contrariété. Ces associations se sont construites sur des années, et la volonté seule affronte un réflexe bien plus ancien qu'elle.
L'hypnose travaille sur ce lien entre le déclencheur et le geste. En pratique : une première séance pour retracer votre histoire avec le tabac et évaluer votre motivation réelle, une seconde pour le travail hypnotique, parfois une séance de renforcement quelques semaines plus tard.
Ce que je ne promets pas : l'hypnose accompagne une décision d'arrêter, elle ne la fabrique pas
N'hésitez pas à consulter mon autre article sur un sujet annexe : j'arrête de fumer
« Pour un traumatisme, il faut tout revivre »
Pour approfondir : traitement du stress post-traumatique — EMDR, hypnose, TCC.
Non, et c'est précisément l'intérêt de l'approche.
Après un accident, une agression ou une perte brutale, certaines réactions s'installent : sursaut disproportionné, souvenir qui s'impose sans prévenir, situation qu'on évite sans savoir dire pourquoi. Ce sont des mécanismes de protection bloqués dans une forme devenue envahissante.
L'hypnose permet d'aborder ces souvenirs à distance, dans un cadre contenu, pour en réduire la charge émotionnelle sans avoir à les revivre de plein fouet. Selon les cas, je la mobilise seule ou en complément d'autres approches — EMDR, thérapies cognitivo-comportementales. Un traumatisme ancien ou un stress post-traumatique installé demande souvent un accompagnement plus long, parfois associé à un suivi médical.
Les autres motifs
- Douleur chronique — en complément d'un suivi médical, jamais à sa place. Voir ma page prise en charge des douleurs.
- Sommeil — s'endormir plus facilement, limiter les réveils nocturnes.
- Stress et anxiété — un calme qui tienne au-delà de la séance.
- Phobies — désamorcer une peur qui restreint le quotidien.
- Stress des examens — voir ma page dédiée au stress des examens.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une séance ?
Entre 45 minutes et 1 heure. La séance dédiée à l'arrêt du tabac dure environ 60 minutes.
Faut-il venir accompagné ou être à jeun ?
Non, ni l'un ni l'autre. Vous repartez en pleine possession de vos moyens et pouvez conduire normalement après la séance.
L'hypnose fonctionne-t-elle sur les enfants ?
Oui, les enfants sont même souvent très réceptifs. L'approche est adaptée à leur âge et se fait en accord avec les parents.
Peut-on apprendre l'autohypnose ?
Oui. Selon les objectifs, je peux vous transmettre des techniques simples à utiliser seul entre les séances ou après la fin de l'accompagnement.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend entièrement de l'objectif : une à trois séances pour un sevrage tabagique, davantage pour un travail sur un traumatisme ancien. Nous l'estimons ensemble dès le premier rendez-vous.
Informations pratiques
3 rue de Verdun, 59480 La Bassée — à une dizaine de minutes de Neuve-Chapelle.
Du lundi au vendredi 8h-12h et 14h-18h, le samedi 8h-12h.
Tarifs
50€
Séance d'hypnose
55 €
Séance d'hypnose d'arrêt du tabac
en 2 séances
Paiement en espèce ou en chèque
