Comment repérer et soigner un traumatisme ?
Comment repérer et soigner un traumatisme ?
Un bruit, une odeur, une situation anodine… et tout revient. Le cœur qui s’emballe, la gorge qui se serre, cette impression d’être de nouveau pris au piège. Si vous vivez cela, vous n’êtes ni fou, ni faible. Vous portez probablement un traumatisme qui n’a pas été traité.
Beaucoup de personnes que je reçois à mon cabinet de La Bassée, entre Lille et Lens, vivent avec un traumatisme depuis des années sans le savoir. Elles pensent que c’est « normal », qu’il faut « faire avec ». Ce n’est pas le cas. Un traumatisme se soigne, et souvent plus vite qu’on ne le croit.
Dans cet article, je vous aide à comprendre ce qu'est un traumatisme, à repérer les signes, et à découvrir les thérapies qui permettent de s'en libérer
Qu’est-ce qu’un traumatisme ?
Attentats, prise d’otages, catastrophes naturelles, abus sexuels, deuils, accidents de voiture , agressions ces situations sont souvent difficiles à gérer pour ceux qui y sont confrontés ou en ont été les témoins.
Un traumatisme psychologique survient lorsque votre cerveau n’a pas réussi à « digérer » un événement. Cet événement reste figé dans votre mémoire, comme une blessure ouverte qui ne cicatrise pas.
Il ne s’agit pas forcément d’un événement spectaculaire. Bien sûr, un accident, une agression ou un deuil brutal peuvent provoquer un traumatisme. Mais une humiliation répétée, une enfance dans un climat de tension permanente ou une rupture vécue comme un abandon peuvent aussi laisser des traces profondes.
Ce qui compte, ce n’est pas la gravité « objective » de l’événement, mais ce qu’il a provoqué en vous. Deux personnes peuvent vivre la même situation : l’une s’en remet, l’autre en reste marquée. Il n’y a aucun jugement à avoir là-dessus.
Comment savoir si vous souffrez d’un traumatisme ?
Le traumatisme ne porte pas toujours son nom. Beaucoup de personnes consultent pour de l’anxiété, des insomnies, des difficultés de couple ou un mal-être diffus, sans faire le lien avec un événement passé.
Voici les signes qui doivent vous alerter :
Des réactions émotionnelles intenses et inexplicables
Vous sursautez au moindre bruit. Certaines situations déclenchent chez vous une angoisse disproportionnée. Vous évitez des lieux, des personnes ou des conversations sans vraiment savoir pourquoi. Votre corps réagit avant même que votre esprit n’ait compris ce qui se passe. On parle d'hypervigilance et de conduite d'évitement.
Des images ou des souvenirs qui s’imposent
Des flashbacks, des cauchemars répétitifs, des pensées intrusives qui vous ramènent sans cesse à l’événement. Vous aimeriez oublier, mais votre cerveau vous y ramène malgré vous.
Un engourdissement émotionnel
Vous avez du mal à ressentir de la joie, de la tendresse, du désir. Vos proches vous trouvent « distant » ou « changé ». Vous perdez l'intérêt pour des choses que vous aimiez, et un sentiment diffus de culpabilité peut s'installer. »
Des difficultés au quotidien
Troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, perte de confiance en soi, conduites d’évitement… Le traumatisme ne reste pas cantonné au passé : il envahit votre présent
Quand ces symptômes durent depuis plus d'un mois, on parle de stress post-traumatique. Ce n'est pas une faiblesse : c'est votre cerveau qui est resté bloqué en mode « alerte ».
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes, il est peut-être temps d’en parler à un professionnel. Non pas parce que vous êtes « cassé », mais parce que vous méritez d’aller mieux.
Pourquoi un traumatisme ne guérit pas tout seul ?
On entend souvent « le temps guérit tout ». Pour un traumatisme, c’est rarement vrai.
Quand le cerveau vit un choc, son système de traitement de l’information se bloque. Le souvenir reste stocké sous sa forme brute : avec les images, les sons, les sensations physiques et les émotions de l’instant. C’est pour cela qu’un flashback vous fait revivre la scène comme si elle se passait maintenant.
Sans accompagnement adapté, le cerveau continue de réagir comme s’il était encore en danger. Les stratégies d’évitement que vous mettez en place vous protègent à court terme, mais elles rétrécissent votre vie un peu plus chaque jour.
La bonne nouvelle ? Des thérapies spécifiques permettent de débloquer ce processus et de permettre à votre cerveau de « digérer » enfin ce souvenir.
Comment soigner un traumatisme ? Les approches qui fonctionnent
En tant que thérapeute spécialisé en thérapies brèves, j’utilise principalement deux approches reconnues pour leur efficacité dans le traitement des traumatismes : l’EMDR et l’hypnose ericksonienne. Ce sont des méthodes recommandées par la Haute Autorité de Santé et l’Organisation Mondiale de la Santé, qui ont montré leur efficacité dans le traitement du stress post traumatique.
L’EMDR : retraiter le souvenir traumatique
L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une thérapie qui aide votre cerveau à retraiter le souvenir bloqué. Concrètement, pendant la séance, je vous guide dans des mouvements oculaires (ou des stimulations tactiles) pendant que vous repensez à l’événement.
Le souvenir ne disparaît pas, mais il perd sa charge émotionnelle. Vous pouvez y repenser sans être submergé. Beaucoup de patients me disent : « C’est comme si le souvenir était passé de l’autre côté d’une vitre. »
L’EMDR est particulièrement efficace pour le stress post-traumatique, les phobies liées à un événement, et les traumatismes ponctuels (accident, agression, deuil brutal).
L’hypnose ericksonienne : mobiliser vos ressources profondes
L’hypnose thérapeutique n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle. Vous restez conscient, vous gardez le contrôle. L’hypnose ericksonienne vous aide à accéder à des ressources que votre esprit conscient ne mobilise pas seul.
Elle est particulièrement utile pour les traumatismes anciens ou répétés (enfance difficile, violences psychologiques sur la durée), pour réduire l’anxiété et les troubles du sommeil liés au traumatisme, et pour travailler sur les croyances négatives que le traumatisme a installées (« je ne vaux rien », « je suis en danger », « c’est ma faute »).
Une approche combinée, adaptée à votre situation
Chaque traumatisme est différent, chaque personne est différente. Lors de notre première rencontre, nous faisons le point ensemble : ce que vous vivez, ce que vous attendez, ce qui vous convient. Je ne plaque pas un protocole unique. Je choisis les outils les plus adaptés à votre situation.
C’est toute la force des thérapies brèves : on va à l’essentiel, on travaille sur le présent, et on avance à votre rythme.
Combien de temps faut-il pour soigner un traumatisme ?
C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Il n’y a pas de réponse universelle, mais voici ce que je constate dans ma pratique après 12 ans d’expérience.
Pour un traumatisme lié à un événement unique (accident, agression), un soulagement significatif arrive souvent en 3 à 6 séances d’EMDR. Pour des traumatismes plus anciens ou plus complexes (enfance, violences répétées), le travail est plus progressif, généralement entre 8 et 15 séances.
Ce qui est certain, c’est que les résultats ne se font jamais attendre des mois. Dès les premières séances, la plupart de mes patients constatent des changements concrets : un sommeil qui s’améliore, des réactions moins intenses, un sentiment de légèreté qui revient progressivement.
Vous vous reconnaissez ? Parlons-en.
Prendre rendez-vous, ce n’est pas s’engager dans un long parcours. C’est simplement faire un premier pas. Lors de notre première séance, on prend le temps de se connaître, de comprendre ce que vous vivez, et de voir ensemble comment avancer.
Mon cabinet se situe à La Bassée, à 20 minutes de Lille, Lens et Béthune, et à proximité de Liévin, Armentières et Vendin-le-Vieil. Je reçois sur rendez-vous du lundi au samedi.
Vous pouvez aussi me contacter par téléphone ou via le formulaire de contact sur mon site.
Vous avez besoin de conseils, d'un accompagnement ?
Thérapeute depuis plus de 12 ans, je suis spécialisé en thérapie de couple et thérapie individuelle.


